04.01.2009
Esquisse d'une pensée humaniste: De la Renaissance Humaine du XXIéme Siècle [ partie II]
Parlons-en de l'Avenir. La psychosociologue Florence Guist-Desprairies, à propos de l'Avenir, constatait " [qu'] il faut rêver le Monde pour pouvoir y entrer". Le rêve n'a t-il pas été banni par l'exacerbation de la rationalité, par le désenchantement du monde? Il me semble que l'Avenir se définirait comme ceçi: " Nous sommes dans une période, assez rare, où la crise et l'impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun: il existe aujourd'hui un laps de temps pendant lequel nous avons la possibilité d'influencer l'avenir par nos actions individuelles. Mais comme cet avenir sera la somme incaculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s'imposera finalement"(I.Wallerstein). Un changement dans la pensée s'est ainsi opéré: l'Avenir a repris sa forme imprévisible.
C'est ainsi, comme le remarque Edgar Morin, " [qu'] il faut abandonner la fausse rationalité. Les besoins humains ne sont pas seulement economiques et techniques, ils sont aussi affectifs et mythologiques". Abandonner la fausse rationalité, c'est aussi reconnaître qu'une autre possible peut exister malgré l'incertitude. C'est penser la complexité, la multidimensialité, mais également laisser place au rêve. C'est aussi l'abandon de l'Homo Economicus, ou du moins, reconnaître que l'Homme est bien plus qu'un être avide de profit.
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